Pour que conduire reste un plaisir pour tous

Je vous avais promis que GIG serait aussi un espace de discussion un peu moins sérieux, ou du moins plus « rêveur ». Voici donc ma dernière rêverie en date. Comme souvent nos petites obsessions remontent à des traumatismes du plus jeune âge. Ne faisant pas exception à la règle, je sais que mon gout très (trop ?) fortement prononcée pour une conduite souple remonte à un archaïque reportage « Auto Moto » sur la surconsommation des véhicules en ville. Avant d’aller plus loin, apportons ici deux précisions : (i) par « souple » j’entends maintenir une vitesse régulière, freiner avec le moteur et anticiper.

Notez bien qu’il ne s’agit en aucun cas d’une conduite de grand-mère et qu’être souple et « viril» ne sont pas antinomiques. (ii) Je n’ai pas trouvé de données très pertinentes concernant la consommation d’une conduite en ville. N’étant pas un spécialiste du genre, je suis ouvert à tous compléments d’information et j’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de mon manque d’analyse scientifique.

J’ai donc imaginé le premier GPS qui intègre la signalétique des feux de croisement. L’idée est toute simple. Le GPS connait votre itinéraire, s’il connaissait également les variations de couleurs de la prochaine intersection, il pourrait calculer assez facilement la vitesse optimale (sous contrainte des limitations existantes) à la quelle conduire pour arriver juste lorsque le feu passe au vert.

Listons ici les avantages d’une telle technologie :

- Plus d’attente aux feux rouge donc baisse de la frustration des conducteurs

- Une circulation fluidifiée donc plus rapide et vraisemblablement plus sûre

- Une réduction des variations de vitesse et donc une économie en carburant (économique et écologique)

Baisse de la frustration, des temps de trajets, des accidents, du cout et de la pollution : c’est à coup sur une technologie qui me propulse ministre des transports !

Cependant, comme bien souvent lorsqu’on ouvre les yeux et qu’on fait tourner ses méninges, la rêverie disparait bien vite. Des millions de personnes travaillent dans l’industrie automobile et ça me paraitrait hautement improbable qu’aucunes d’entre elles n’est réalisée le même rêve auparavant… Mais alors, pourquoi cette technologie n’existe-elle pas ? La difficulté n’est clairement pas technologique. Sans doute y a-t-il des obstacles administratifs entre les organismes de régulation du trafic et les opérateurs privés intéressés par ce marché. Et également des difficultés d’implémentation où chaque feu devrait être rentré dans le système manuellement. Ce ne sont que des pistes et ma rêverie manque cruellement d’information pertinente pour approfondir la réflexion, mais à première vue je suis plutôt convaincu qu’une telle techno mériterait d’être testée dans une moyenne agglomération afin de calculer son efficacité réelle. Avant de tous nous convertir aux tout électrique utiliser les techno existantes pour rouler plus intelligemment nous permettrait peut-être de soulager nos porte feuille et notre planète !

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