Pas plus tard que la semaine dernière, le Wall Street journal s’est essayé au jeu tant prisé par les journaux du style du… classement ! Mais classement de quoi exactement cette fois ci ? Un Top 10 des start-up américaines financées par le capital risque. Tout de suite ça vous réduit un peu le champ des recherches, mais bon. Précisons que les experts se sont fondés sur des critères de management, de « qualité des investisseurs » et des récentes valorisations, pour classer les 350 compagnies retenues. Allons ensemble découvrir nos heureux vainqueurs.
- Le producteur de panneaux solaires
est la grande gagnante de cette première édition grâce à sa technologie de panneaux en forme de tubes. En effet, là où tout le monde aligne des panneaux miroirs, la forme arrondie et fine permettrait de capter au mieux tout au long de la journée les rayons du soleil (+20% selon leurs études). Mais celle-ci simplifie également considérablement l’installation et donc baisse sa durée et son prix. L’entreprise est un plein boom depuis 2008 et à vu son CA explosé de 6 à 59 millions de dollars entre 2008 et 2009. Fort d’un carnet de commande de pas moins de 2 milliards, Solyndra a récemment annoncé son intention de s’introduire en bourse.
- Si
truste la deuxième place de ce classement, elle la doit aussi bien aux années de recherches menées par Ajeet Rohatgi au centre d’excellence en photovoltaïque de Georgia Tech qu’à un management exigeant dans son approche au marché. Suniva c’est la rencontre entre deux hommes : le scientifique Ajeet et John W. Baumstark, le manager entrepreneur ; et donc la rencontre entre deux idées : faire des panneaux plus efficients (18% meilleurs que la concurrence actuellement – bientôt 20) et faire des panneaux grand public. Enfin, c’est la rencontre entre deux mondes : les équipes de chercheurs à la pointe de leur techno et bien équipées et des industriels qui savent mettre en place une chaine de production et être backé par des investisseurs aux poches profondes. Voilà, vous mélangez, laissez reposer 20 min, vous avez Suniva.
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est depuis quelques années le leader indétrônable du solaire à concentration thermodynamique, « la » techno dont tout le monde raffole. Le principe est simple : grâce à des algorithmes des milliers de petits miroirs réfléchissent vers le même point de manière à récolter l’énergie solaire, chauffer l’eau, générer de la vapeur et alimenter au final une turbine. Il semblerait que cette nouvelle techno permettent de réaliser des gains d’échelles plus que conséquent et on sait que l’espace requis et l’une des principaux obstacles du développement du solaire. Il n’empêche que la compagnie a inaugurer sa plus grande ferme thermique (5 MW) dans un dessert californien et signe des contrats pharaoniques aux quatre coins du monde (Chine, Inde, Afrique du Sud, etc)
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est née d’un constat simple : nous ne sauverons pas la planète grâce aux petits gestes du quotidien des quelques milliers de bobos de la cote ouest des Etats-Unis. Tandis que les partisans d’Europe Ecologie croient encore au civisme des citoyens en la matière, nos entrepreneurs new-yorkais ont trouvé le moyen de mettre en place une incitation financière pour convertir tout le monde au recyclage. L’entreprise propose en effet d’échanger chaque kilo de déchets recyclés contre de l’argent. L’organisation est bien rodée : des sacs à ordure munis d’un code-barres sont distribués aux inscrits, à chaque passage du camion collecteur le code-barres est scanné et le foyer responsable reçoit, dans sa boîte mail, un nombre de points correspondant au poids de ses déchets verts. Il peut alors utiliser ses points comme bon d’achat dans les supermarchés participants où les reverser à une association caritative de son choix. RecycleBank ne possède pas un seul équipement de recyclage (camions, usines, etc), ils se contentent de négocier des partenariats avec les villes intéressées, puis se charge de l’implémentation marketing grâce à leur savoir faire et se rémunère par un fees sur l’économie réalisées par la ville. Simple et efficace.
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c’est avant tout un logo qui déchire ! Mais Boston-power c’est également un produit, la Sonata, qui est en passe de faire un raz de marée dans son secteur des batteries lithium-ion d’ordinateur portable. Développé en 2006 déjà, la Sonata a un cycle de vie 3 fois plus long que ses concurrentes, se recharge à 80 % en 30 minutes et a une capacité d’environ 4,4 ampères heure contre 2,6 pour les concurrentes. Quel impact écologique ? Boston-power a fait le choix du modèle économique d’un développement de produits de qualité. Dès lors, avec une durée de vie accrue, les batteries de Boston-Power pourraient repousser 2 cycles d’achat de nouvelles batteries. Plus économique, plus écologique et confort d’utilisation accru = la spirale vertueuse est engrangée. Fort de son succès, la compagnie basée a Westborough, Massachusetts s’apprête a lancé un nouveau produit, le Swing 4400, destiné cette fois ci aux véhicules électriques ou au stockage d’énergie.
La suite très bientôt !















