Plus facile à dire qu’à faire ! Certains d’entre vous vont découvrir à présent mon penchant pour la chose financière. Comme je vous le rappelle souvent, les GreenTech sont avant tout une immense opportunité de business dans la quelle nous pouvons tous investir étant donné le spectre du porte-feuille d’entreprises d’ores et déjà cotées. Certes du fait des fluctuations ces dernières années il faut plutôt avoir des nerfs d’acier et une forte expertise du secteur pour se lancer sur les marchés mais parfois le jeu en vaut la chandelle. Quid du secteur des solaires ? Tachons de prendre du recul afin d’analyser « the big picture » afin de savoir, qu’en est-il de la réalité et des perspectives, très concrètement.
2007/2008 est un bull market exceptionnel
A l’époque, le baril s’envole vers les 150 $, direction les 200 $. On s’inquiète fortement des réserves de brut de la planète. Les pays développés jouent encore la carte de “l’indépendance énergétique” et il devient urgent de trouver des énergies alternatives, de préparer “l’après-pétrole”. Heureusement, l’argent coule encore à flots. Et l’investissement dans les valeurs solaires est immense bien qu’elles ne soient pas franchement rentables. Leurs perspectives sont énormes, les investisseurs se ruent dessus. Sans discernement.
Le cours de valeurs solaires s’envole sur la période. Voici quelques exemples que j’ai sélectionné:
- First Solar passe de 28 $ à 311 $ : +1 010%
- SunPower de 37 $ à 165 $ : +345%
- Q-Cells de 34 euros à 98 euros : +188%
- Solar World de 18 euros à 48 euros : +165%
- Solon de 24 euros à 92 euros : +283%
Bref, des chiffres à donner le vertige, comme on en voit peu sur les autres secteurs.
2008/2009 : surcapacité, surendettement et krach
Face à cette frénésie du financement, les valeurs du solaire ont massivement emprunté pour ouvrir des usines.. Ceci afin de pouvoir répondre à la demande qui devait exploser. Il fallait être prêt, au bon moment, pour faire face à “la lame de fond”. D’où un accroissement gigantesque des capacités de production du secteur chaque mois. Bien entendu, quand tout le monde raisonne et pense la même chose, les choses se compliquent. La loi de l’offre et de la demande est implacable. Trop d’offre d’un coté, mais timing prématuré côté demande… les prix s’effondrent et le peu de profits parti en fumée. Ne restaient que les dettes, des stocks bondés et les usines à l’arrêt. Côté Bourse, forcément, le secteur dévisse… Ajoutez à cela le krach des indices actions de l’automne 2008. Le clou est enfoncé.
Résultat des courses : les cours s’effondrent, l’indice du secteur perd 80%
- Q-Cells passe de 103 à 6 euros : -94% ;
- Solon de 94 à 4 euros : -96% ;
- First Solar de 317 à 136 $ : -57%.
Voici L’indice des 10 plus grosses valeurs du secteur qui dévisse de 80% :
Qu’en est-il aujourd’hui ?
Je suis bien trop néophyte pour donner quelconques conseils avisés que ce soit, néanmoins si j’avais 3 sous devant moi, je resterais attentif au secteur photovoltaïque et des nouveaux acteurs qui pourraient être tenté par une introduction boursière. Le photovoltaïque est une énergie incontournable qui fera partie du mix énergétique futur de tous les pays. Voici 3 raisons de regarder de très près ce secteur aujourd’hui :
- L’offre (la capacité de production) est enfin en ligne avec la demande (beaucoup de producteurs ont disparu ce qui a réduit l’offre).
- Les entreprises qui ont survécu à la vague de faillites ont réussi à se désendetter. La dette revient à des niveaux raisonnables.
- Les perspectives de demande des pays émergent ont pris le relais des pays développés dans des volumes sans comparaison. Ainsi, bien que les analystes craignent un ralentissement de la demande des plus gros acheteurs européens de panneaux solaires, à savoir l’Allemagne et l’Espagne du fait de la crise de l’euro, , on peut compter sur la demande chinois et du Brésil pour prendre le relais
















